Dans *Le Mot d'esprit et sa relation à l'inconscient* (1905), Freud analyse le fonctionnement du trait d'esprit, du calembour et de la plaisanterie afin de montrer leur parenté structur
Dans *Le Mot d'esprit et sa relation à l'inconscient* (1905), Freud analyse le fonctionnement du trait d'esprit, du calembour et de la plaisanterie afin de montrer leur parenté structurale avec le rêve. À travers de nombreux exemples linguistiques, souvent issus de l'humour juif et de la culture viennoise, il étudie condensation, déplacement, équivoque et économie psychique : le mot d'esprit permet une décharge de plaisir en contournant la censure, tout en révélant des désirs ou des tendances refoulés. L'ouvrage, à la fois essai théorique, étude de psychologie et laboratoire d'interprétation, s'inscrit dans la constitution de la psychanalyse et dans la réflexion moderne sur le langage. Neurologue viennois devenu fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud élaborait alors les concepts de l'inconscient, du refoulement et du désir à partir de sa pratique clinique et de l'interprétation des rêves. Son intérêt pour les productions ordinaires de la parole répond à une ambition décisive : démontrer que l'inconscient ne se manifeste pas seulement dans les symptômes ou les rêves, mais aussi dans les jeux apparemment anodins du langage et dans la sociabilité quotidienne. Ce livre est vivement recommandé à quiconque souhaite comprendre la logique freudienne dans sa forme la plus inventive. Il intéressera les lecteurs de psychanalyse, de philosophie, de linguistique et de littérature, tout en offrant une méditation subtile sur le plaisir de parler, de rire et de transgresser. Sa lecture exige parfois de replacer certains exemples dans leur contexte culturel, mais elle demeure intellectuellement féconde.