Félix Bungener (1814-1874) a introduit dans la littérature évangélique une idée neuve et astucieuse : se servir de l'Histoire pour exposer les formes et les buts de l'éloquence de la chaire
FĂ©lix Bungener (1814-1874) a introduit dans la littĂ©rature Ă©vangĂ©lique une idĂ©e neuve et astucieuse : se servir de l'Histoire pour exposer les formes et les buts de l'Ă©loquence de la chaire chrĂ©tienne. Ainsi l'auteur atteint un double but : il nous divertit en nous transportant Ă Versailles, Ă l'Ă©poque du grand siĂšcle, et nous instruit sur ses conceptions homilĂ©tiques, c-Ă -d sur l'art de prĂȘcher.Fiction historique d'une grande authenticitĂ©, dans les anecdotes et les caractĂšres des personnages, son Sermon sous Louis XIV, connut de nombreuses rééditions. SuccĂšs qui s'explique, non seulement par la qualitĂ© du texte, mais encore par sa dĂ©finitive originalitĂ©, un peu facĂ©tieuse : imaginer le catholique Bourdaloue se faisant dicter une partie de son sermon devant ĂȘtre prĂȘchĂ© devant le roi, par le protestant Claude de Charenton !Du point de vue spirituel, ce rĂ©cit apporte un encouragement aux prĂ©dicateurs, Ă annoncer tout le conseil de Dieu, sans crainte des grands ; tel Paul devant le roi Agrippa, et le rappel de son exhortation Ă TimothĂ©e : "Dieu ne nous a point donnĂ© un Esprit de timiditĂ©, mais de puissance et de charitĂ© et de sagesse." Cette numĂ©risation ThĂ©oTeX reproduit le texte de 1853.